02 août, 2007

Paroles :


Tu es arrivé comme un cheveu sur ma soupe. Débarquant de ton milieu dans ma vie, je t'ai accueilli comme un ami, comme un frère, comme une partie de moi. Les mois ont passé, et tu m'as embarqué dans ton monde, comme je t'ai entraîné dans le mien. Le tient était noir, le mien coloré. Maintenant que l'absence se fait sentir, maintenant que tu m'as dépecé, avalé, mâché, digéré, puis vomi les rôles sont inversés. Je vis dans la crainte, l'attente, mon esprit stagne entre deux portes. Je n'ai aucune clé, il n'y a pas de serrure, et donc aucune lumière qui se dégage d'un quelconque endroit. Il fait noir et mes idées le sont aussi, il fait noir et j'ai peur. Peur de ce que je peux penser, peur de ce que je pourrais faire en pensant à toi. J'ai envie de ne pas te haïr mais je n'y arrive pas, j'ai tellement envie de ne pas te détester. Mais ma sympathie envers toi ne veut pas se réveiller, alors c'est moi qui m'endors, seul, dans le froid, en espérant que demain ta main se tendra vers moi, mais je sais que tu ne fera pas un pas. Alors je m'endors et j'espère ne plus jamais relever les bras, pas même pour toi.


I can hear you in a whisper
but you can't even hear me screaming


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